La folie que c’est d’écrire

La folie que c’est d’écrire d’Alexandra Bitouzet

Illustration de couverture par Lili Cameau

 couv_la_folie_Déjà la couverture m’a mise mal à l’aise. Ce portrait sombre et tout en ombre, ces mains trop masculines aux ongles trop rouges pour moi : tout est un peu « trop » pour moi dans l’apparence de ce roman. Le titre aussi qui m’interpelle à un moment où je me pose moi-même des questions quant à mon envie d’écrire. Je ne me laisse pas impressionnée et ne m’arrête pas à ces apparences non trompeuses. Je tourne les premières pages et la citation de Jean-Paul Sartre confirme mes premières impressions. Je me lance dans la lecture…

 
L’écriture acérée, le style corrosif… dès les 10 premières lignes, me voilà plongée dans une vulgarité qui m’a déplue, voire mise mal à l’aise. Pourtant les phrases courtes, directes sans mots inutiles m’ont séduite au départ. J’insiste et tourne les pages. J’aime le sujet qu’évoque si bien le titre, mais je me lasse assez vite de toutes ces pages d’écriture qui ne m’emmènent pas dans « la folie que c’est d’écrire » promise. Je me lasse mais je persiste. Arrive enfin le rebondissement que j’attendais ! Je reprends goût à cette lecture et je fais défiler les pages, j’attends le dénouement qui lui est à la hauteur de la lecture de ce roman qu’on pourrait croire autobiographique. Une fin qui donne le frisson tant attendu et qui me fait conclure qu’il valait le coup d’être lu ce roman intrigant. Sur fond non pas de féminisme mais de réalisme. Réaliste quotidien de bon nombre de femmes qui absorbées par leur vie, mettent leurs envies et leurs rêves en veilleuse. Je n’irai pas jusqu’à dire que je recommande vivement cette lecture : juste la conseiller à un moment où l’on n’a pas grand’chose à se mettre sous les yeux. Ce livre a eu le mérite de me bousculer, voire de me choquer à un moment où mes tendances de lectrice penchaient plutôt vers des « romans de filles » dont j’égrainais les pages tout en me disant que je pourrais bien moi aussi écrire avec aussi peu de consistance… Je n’ai pas sombré dans la folie que c’est d’écrire ; à peine repris la plume pour rédiger ce texte…
Publicités

4 Replies to “La folie que c’est d’écrire”

    1. Merci de votre commentaire, j’espère que nous partagerons à nouveau des lectures et des avis. Belle continuation à vous.

      J'aime

  1. Merci de votre commentaire qui laisse un avis mitigé sur votre lecture, mine de rien. Je suis l’auteur de ce roman, alors quoi qu’il en soit et quoi que vous en pensiez, je vous remercie d’avoir lu jusqu’au bout (parce qu’apparement, c’était pas gagné !) et d’avoir pris le temps de partager, c’est extrêmement sympathique et généreux de votre part !
    Belle continuation à vous et n’oubliez jamais cette si belle et si consolante citation de Maurice Nadeau,
    « L’oeuvre vaut toujours plus que le bien, ou le mal, qu’on dira d’elle.  »
    Alexandra

    J'aime

Commentissimi

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s