Où est mon stylo-plume ?

IMG_0002Ah ! Quel plaisir de redécouvrir l’écriture à la plume, négligée quelques années. Avant cette parenthèse (qui a duré trop longtemps) je prenais mes notes, mes cours et j’écrivais des lettres, des cartes, des pensées, je remplissais même mes chèques… au stylo-plume. J’avais toute une réserve de cartouches d’encres de couleurs différentes car selon l’écrit, la teinte variait : détail d’importance afin de ne pas tomber dans la routine.

Durant cette parenthèse, mes stylos-plume ont été remplacés par des stylos-bille plus modernes et plus pratiques moins personnels aussi. Bien que je sois attachée à tous mes outils d’écriture : du simple crayon de papier à ma plus belle plume, j’ai mis en boite tous mes stylos plumes. Rangés soigneusement dans des boîtes en fer, en carton, à chaussure décorées.

Mes stylos aussi banals soient-ils…je n’aime ni les perdre, ni les oublier. Je ne les donne pas non plus. Je tolère à peine qu’on me les emprunte, (je m’efforce de feindre l’indifférence sous peine de passer pour complètement fétichiste si quelqu’un veut « essayer » l’un d’entre eux). Au bureau, j’ai d’ailleurs une astuce : je les place hors de portée des visiteurs. Je ne supporte pas qu’on oublie de me les rendre, je les réclame donc ! C’est comme ça, j’assume. J’adore mon pot à crayons dans lequel ils se côtoient, ils sont tous différents. J’y place quelques intrus : des stylos les plus banals qui soient ou bien récupérés là où d’autres les ont délaissés : comme ils ne m’appartiennent pas, c’est eux que je prête à la demande.

J’adore collectionner les crayons de toutes sortes. Qu’ils soient pourvus de leurs plus beaux atours, qu’ils soient dans leur écrin de velours pour se protéger et ne pas se frotter aux autres moins nobles qu’eux, qu’ils soient déguisés au nom d’une marque commerciale dont la promotion est terminée depuis longtemps. J’ai dû mal à jeter même ceux dont je ne me servirai jamais et ceux qui ne veulent plus écrire, ou qui ont toujours refusé de le faire (à croire qu’ils se sont trompés de fonction).

Les stylos-plume forcent l’attention, mis en valeur dans de jolies vitrines devant lesquelles on passe et on ralentit pour les admirer. Ils peuvent aider à aimer l’écriture. Ils ne sont plus utilisés à l’école, nous n’apprenons pas à écrire avec eux comme on put le faire d’autres avant nous. Ne tombons pas dans la nostalgie ! A chaque époque, ses objets.

Boudé quelques temps et relégué au fond des tiroirs à l’arrivée du stylo à bille, dans les années 1950, le stylo-plume se réserve aux amoureux de l’écriture au fil des époques. Il est vrai qu’il en impose dès qu’il apparaît. Posé ostensiblement à côté de la feuille, il attire l’attention et avec lui, l’écriture est plus soignée, plus attentive comme si les mots prenaient plus d’importance… Il n’écrit pas, il glisse.

Revenons à nos plumes. La mienne est contagieuse.

Eh oui ! J’ai (re)donné envie à deux d’ « entre elles » de s’offrir un stylo plume et d’y revenir.

A vos plumes !

 

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Commentissimi

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