Musée Soulages

« Mon instrument n’est pas le noir

mais la lumière réfléchie par le noir »

Pierre Soulages

J’aimais beaucoup ses œuvres avant cet été, puis j’ai visité le Musée Soulages, à Rodez… et maintenant, j’avoue que c’est mon artiste contemporain préféré. J’ai découvert la diversité de son oeuvre, sa technicité et une partie de sa vie, et je ne me lasse pas « dévisager » ses œuvres. Son travail m’inspire.

SAMSUNG CAMERA PICTURES
Sculpture – Jardin du Foirail

201405291636-full

Respectueux de l’environnement paysager du jardin du Foirail à Rodez, le musée est composé de plusieurs rectangles. Posé sur une colline, je ne l’ai pas remarqué pas tout de suite, il se fond dans le décor. Les ouvertures à intervalles réguliers rappellent les traditionnelles fenestras aveyronnaises, dégageant une étonnante vue sur l’horizon. Le bardage, en acier Corten, se couvre d’une patine protectrice en s’oxydant, et lui donne un air brut, buriné. C’est un avant-goût de l’intérieur du bâtiment.

 

 

 

Quelques oeuvres que j’admire  😉

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Ce que j’aime dans la réalisation de cette série d’oeuvre, ce n’est pas la recherche de forme (concrète), mais les traces que laissent ses gestes et ses outils sur le support. Les moyens plastiques se résument au brou de noix et au goudron, qui « nuancent » malgré tout la toile. La couleur sombre a pour rôle de révéler, par contraste ou transparence, la couleur du papier. Ca me donne l’impression d’une ouverture, d’une échappatoire, même si je me sens bien dans tout ce sombre.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

 » Le noir devient émetteur de clarté, c’est l’Outrenoir « . Pierre Soulages crée ces effets de lumières en jouant sur la texture même de la peinture utilisée : il l’épaissit, la strie, crée des contrastes entre reliefs et aplats. Chaque instrument utilisé laisse sa trace, son emprunte.

SAMSUNG CAMERA PICTURESPolyptyque (4 éléments de 81 x 362 cm, superposés)
 Je vous recommande (très sérieusement) ce musée moderne et contemporain.Il accueille également quelques expos temporaires, de qualité également, selon la période.J’y ai pris un plaisir fou, j’étais enthousiaste, et comme ivre d’aimer autant d’oeuvres d’art. J’en suis ressortie conquise, plein d’idée dans la tête et impatiente de rencontrer à nouveau les oeuvres de cet artiste.

 » Il est le peintre préféré de ses pairs, artistes français « 

Ce n’est qu’en 1946, à l’âge de 27 ans qu’il peut consacrer tout son temps à la peinture en banlieue parisienne. Ses toiles, où le noir domine, sombres, abstraites, sont vite remarquées en contraste des œuvres  très colorées de l’après-guerre.

Pierre Soulages participe à des expositions à Paris et en Europe, en 1948, notamment à « Französische abstrakte malerei » dans plusieurs musées allemands. Il sera le plus jeune d’un groupe de peintres où se trouvent les premiers maîtres de l’art abstrait, Kupka, Domela, Herbin… L’affiche reprend l’une de ses peintures. Il devient alors un artiste international.

Aujourd’hui, Pierre Soulages est représenté dans plus de 110 musées sur tous les continents avec plus de 230 peintures.

En 1979, il expose au Centre Georges Pompidou ses premières peintures monopigmentaires construites sur la réflexion de la lumière sur le noir. Cette lumière picturale, différence entre deux obscurités, on l’appellera plus tard « noir-lumière » et « outrenoir ».  Espace et lumière naissent des contacts violents du noir et du blanc sur l’entière surface de la toile, une autre lumière picturale.

Attaché à sa terre natale, Pierre Soulages consent, en 2005, avec son épouse Colette, à une donation exceptionnelle à la Communauté d’agglomération du Grand Rodez : 500 pièces, dont tout l’œuvre gravé (eaux-fortes, lithographies, sérigraphies), les travaux préparatoires aux vitraux de Conques, des peintures sur toile et sur papier (un ensemble unique, dont des gouaches, des encres et les brous de noix), de la documentation, des livres, des photographies, des films, des correspondances… En décembre 2012, Pierre Soulages et son épouse font un nouvelle donation à la Communauté d’agglomération du Grand Rodez : 14 nouvelles peintures couvrant la période de 1946 à 1986. Une donation estimée alors à 6,8 millions d’euros qui permet au musée ruthénois d’abriter la quasi totalité des œuvres du peintre sur des périodes très rares dans la plus grande collection de Soulages dans le monde. Le musée Soulages à Rodez est inauguré en mai 2014 avec l’ouverture de la première exposition temporaire « Outrenoir en Europe, musées et fondations ».

En 2007, le Musée Fabre de Montpellier lui consacre une salle pour présenter la donation faite par le peintre à la ville. Cette donation comprend 20 tableaux de 1951 à 2006 parmi lesquelles des œuvres majeures des années 1960, deux grands outrenoir des années 1970 et plusieurs grands polyptyques.

À l’occasion de son 90e anniversaire, le Centre Pompidou présente en octobre 2009 la plus grande rétrospective jamais consacrée à un artiste vivant par le Centre depuis le début des années 1980, avec plus de 2 000 m2 d’exposition. Malgré trois semaines de fermeture en raison d’une grève du personnel, l’exposition reçoit 502 000 visiteurs, se classant en quatrième position des expositions les plus fréquentées de toute l’histoire du Centre Pompidou. Parallèlement, le Musée du Louvre expose la même année une peinture de l’artiste de 300 × 236 cm, datant du 9 juillet 2000, dans le Salon Carré de l’aile Denon.

Publicités

Commentissimi

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s