Depuis que j’ai rencontré Fred Vargas…

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Bon ! On ne s’enflamme pas… je n’ai pas rencontré Fred Vargas en vrai. Non non pas en vrai ! Dommage !

Ma rencontre a commencé comme ça au gré du hasard (auquel je ne crois pas d’ailleurs).

Au tout début de l’été, j’errai dans les rayons de « ma médiathèque » sans me décider sur les livres que j’allais prendre. Un bon policier, une bonne intrigue mais pas trop gore, juste une belle plume qui me fasse vibrer au grès des mots ; mais pas Hercule Poirot ou Miss Marple que j’affectionne depuis l’adolescence. Autre chose, autre ambiance, un peu d’histoire… Isabelle, bibliothécaire que j’ai déjà évoquée dans un autre papier, me fait découvrir un polar islandais (La Femme en vert d’Arnaldur Indridason) les aventures de Kurt Wallander (Une main encombrante d’Henning Mankell) et Un lieu incertain de Fred Vargas.

Je dévore les deux premiers en me disant que je reviendrai sans doute vers ces deux valeurs sûres que sont ces auteurs. Je garde Fred Vargas pour finir ma série de lecture policière sur une note française. Un peu de chauvinisme culturel ne fait pas de mal, non ?

Et là je fais connaissance avec une écriture qui me séduit dès les premières pages. Souplesse, précision, délicatesse, références historiques, poésie (m’a même dit une collègue aficionada de l’auteur, et bien plus fervente lectrice de polars en tout genre que moi)… j’avoue que la poésie, je ne l’ai pas trouvée dans cette première lecture. Elle m’est apparue plus tard dans Pars vite et reviens tard que j’ai dévoré cet été.

Un lieu incertain : j’y ai fait connaissance avec Jean-Baptiste Adamsberg, Danglard et Estalère. Enchantée ! Je voyage de Londres à la Serbie via la France. Un lieu incertain c’est une double enquête : des pieds coupés encore dans leurs chaussures qui font mine de vouloir rentrer dans le vieux cimetière de Highgate de Londres. Et c’est aussi un corps « éparpillé par petits bouts façon puzzle », dirait Bernard Blier dans les Tontons flingueurs, dans un pavillon de Garches. De fil en aiguille, si bien ficelée, l’intrigue m’emmène en Serbie où je (re)découvre les comparses de Dracula et le mythe des mâcheurs qui m’a vraiment intriguée, si tant est que je me suis penchée plus précisément sur cette légende qui fait froid dans le dos.

Pars vite et reviens tard : c’est le charme du crieur tout d’abord et puis les annonces qu’il lance à son fidèle auditoire annonçant le retour du fléau de Dieu. C’est l’inquiétude que génèrent les grands 4 peints en noir sur les portes du tout Paris ou presque avec ces trois lettres CLT. C’est aussi une compagnie de locataires d’un hôte érudit qui cache, lui aussi, ses secrets. C’est une bande de « gueules cassées » qui se retrouvent dans une brasserie. C’est aussi des corps noirs évoquant une mort pestilentielle. C’est aussi un retour au Moyen-Age et de ses mystères.

Fred Vargas ?! C’est pas pour les âmes sensibles, c’est pour les amateurs d’histoire médiévale, les amoureux de la poésie du polar ! C’est pour qui aime se faire surprendre par des enquêtes qui s’enchevêtrent et dont ne comprend pas bien où elles vont nous mener.

Fred Vargas ?! On aime ou pas. Mais là pas de place à la demi-mesure.

 

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