Paris Photo Le Grand Palais… ou le monde mystérieux de la photo mondaine

Le visiteur qui se prépare à entrer au Grand Palais pour passer un moment à Paris Photo doit s’attendre à entrer dans la 4e dimension ou presque. En tout cas, moi c’est ce qui m’est arrivé. Paris Photo n’est pas un salon comme les autres…c’est certain…

img_5634Paris Photo c’est le salon où l’on se doit d’être : voir et être vu(e) fait partie du folklore local. Et ça tombe bien puisqu’à peine le seuil franchi du Grand Palais, nous tombons de façon vertigineuse (après avoir descendu quelques marches, c’est pas l’ascenseur infernal non plus. N’exagérons rien !) dans le monde mystérieux (pour moi) de l’imAge. « Ambiance poudrée » (une expression que moi seule comprend), j’ai eu l’impression d’être dans un autre monde pendant quelques secondes (c’est pour la rime !), plutôt pendant quelques heures. 2016 : 20e édition de la « première foire de photo au monde » (sic). C’est pas peu dire ! Les plus grands galeristes et photographes sont là (ou représentés, car ils ont autres choses à faire pour certains que d’attendre le quidam). Mon binôme de poilades (autant vous dire qu’il y en a eu cette journée-là) me fait tout de suite remarquer que ICI tout le monde est équipé en MAC ! Bah tiens ! Et les Macbook air, Macbook pro, y’en a à tous les stands posés sur le décor ultra minimaliste de mise pour l’occasion (manquerait plus que le mobilier efface l’intérêt de l’expo !) Cruella était parmi là aussi (si si je vous assure que je l’ai vue. J’ai cherché les 101 dalmatiens sans succès). A Paris Photo, on ne parle pas, on ne chuchote pas, on susurre. A Paris Photo, on ne s’exclame pas de plaisir et d’admiration (je comprends d’ailleurs), on commente à peine les oeuvres exposées,  on s’interroge (ça oui moi je me suis interrogée toute la journée !!!). A Paris Photo, on ne parle pas Français (c’est démodé), on échange en Anglais (en fait, on le baragouine pour certains avec l’accent français qui nous est cher et propre).

SAMSUNG CAMERA PICTURES
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Paris Photo, est-ce que j’y retournerai ? Pas tout de suite, peut-être mais d’ici quelques années. Laissez-moi le temps de m’en remettre. Peut-être aussi quand je saurai apprécier la technicité des oeuvres présentées. Mises à part quelques unes qui ne m’ont pas fait tourner la tête, je m’attendais à des photos vivantes (c’est paradoxal, je sais), je croyais trouver du mouvement, de la dynamique dans ces clichés, des photos pleines d’espoir et de couleurs. Je n’ai perçu qu’une certaine immobilité, parfois de la torpeur, des nuances sombres, des contrastes violents. Je tiens à remercier toutes les personnes présentes le jour où nous y sommes allées car au moins j’ai bien rigolé. Sauf votre respect…

Plus sérieusement, voici quelques unes de mes impressions.

Les portraits d’enfants trop figés (Stevenson – Pieter Hugo) m’ont donné des frissons. Les corps abimés, découpés, scarifiés, livrés bruts à l’objectif m’ont répulsée : je n’ai pas réussi à en apprécier le côté artistique. Il y a même un stand sur lequel je n’ai pu rentrée de peur de m’évanouir (je me suis crue dans le laboratoire du musée des horreurs). J’ai souri et aimé la galerie de portraits de l’artiste sénégalais Omar Victor Diop, mettant en scène les collaborateurs de Pernod Ricard avec des costumes surprenants réalisés par la styliste sénégalaise Selly Raby Kane. L’atmosphère est tout à coup devenue plus légère pour moi.  Les portraits en miroir de Dawoud Bey m’ont impressionnée, certains pour leur solennité d’autres pour les regards si expressifs. Seydou Keita était présent au travers des siens (portraits) qui se reconnaissent pour qui à l’oeil : figure incontournable de la photographie du continent africain.

img_5636Pour finir notre périple photographique, nous avons fait une pause (mon binôme étant un ventre à patte par moment) puis flâner au gré du corner des éditeurs, et surtout admiré l’exposition de la hauteur de l’escalier d’honneur magnifique ! En souvenir de ce beau moment culturel, nous nous sommes offert une valeur sûre RODIN vu et photographié par Emmanuel Berry qui a eu la gentillesse de nous guider au fil de Paris Photo et de nous apporter ses éclairages au travers de son oeil professionnel. Quand Berry rencontre Rodin

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2 Replies to “Paris Photo Le Grand Palais… ou le monde mystérieux de la photo mondaine”

  1. Petit retard de notre rendez-vous matinal du mardi. Nous n’y sommes pour rien… les aléas de la high tech. Bon mardi à tous !😉

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