\ma.lad.ʁɛs\

étourderie, boulette, défaut, gaffe, imprudence, bêtise, bourde,
erreur, grossièreté, connerie, faute, lourderie, naïveté, ineptie…
MALADRESSE

maladresse / féminin
Du préfixe mal- et de adresse
1. Défaut d’adresse.
2. (figuré) Manque de savoir-faire ou manque d’habileté à bien faire.

Je suis rentrée dans l’un de mes fameux cycles de maladresse, où à peu près tout ce que je touche fini par (lamentablement) s’écraser au sol. Il peut aussi y avoir des séries : un objet est « lâché » de mes mains, rebondit sur un autre, le casse et finit par se briser en atteignant le sol.

En l’espace d’une dizaine de jours, j’ai cassé : un verre (qui datait d’une grand-mère d’un monsieur qui a déjà la soixantaine passée), une cloche (en verre) à fromages, un soliflore rose, un cadre, la coque de mon téléphone (euh… je dois vite, vite, en racheter une, n’est-ce pasn?). Ensuite, une bombe de peinture (noire) s’est glissée derrière un meuble et s’est coincée : le temps que je comprendre ce qui était en train de se passer, que je déplace le meuble et que je récupère la bombe… vous imaginez bien : j’ai un mur à repeindre. Ce n’est qu’une sélection de mes mésaventures que je vous livre là ! Il y a pire et plus, mais ma pudeur m’empêche de vous en dire davantage 😉

Et mes clés… ça c’est toute l’année. Elles tombent par terre systématiquement : devant ma porte, devant mes portières, devant mon portail, en sortant de mon sac. J’ai les mains « carrées ». Je me cogne… aux tables, aux murs, aux bureaux, aux poignées de porte.

Un ami me dit que ce n’est pas de la maladresse mais un manque de concentration sur l’instant, sur ce que je suis en train de faire. Un article que j’ai lu dernièrement dit que la maladresse n’existe que sous le regard des autres. Quand on est seul, on est maladroit, mais ça ne nous gêne pas. Toute cette maladresse, toute ma maladresse est une « pathologie » (oui, des fois ça m’handicape, des fois je m’en veux), qui fait partie de moi, de mon caractère, de mes défauts. J’apprends à vivre avec, je le sais, ça vient, ça part. Et pourtant, je lis encore que c’est le résultat d’un mauvais apprentissage psychomoteur. C’est en explorant des yeux, des mains et des pieds dès le plus jeune âge que nous nous exerçons, que nous apprenons. Pour qu’un geste soit parfaitement exécuté, il doit être automatique… Sortir ses clés, prendre un stylo, tenir un verre, c’est bien « acquis » ça, depuis le temps !?! Non ?

Tout se joue enfant
Des émotions trop présentes ou trop intenses étant enfant peuvent entraver cet apprentissage : des parents trop impatients envers un enfant en train d’agir peuvent troubler l’apprentissage.

Quand les mots sont impossibles, le corps s’exprime, comme il peut…

Finalement, est-ce que la maladresse est une difficulté à s’adapter à certaines situations ? Est-ce de la fatigue ? Est-ce le reflet de traumatisme ? Est-ce que c’est parce-que nous pensons à autre chose au moment d’agir ?

La maladresse, est-ce une problématique significative ?

La tâche rouge qui ressemble à du sang sur la couverture est bien du sang.
Une maladresse avec mon coupe-papier.
Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates (2008)
(Avec Annie Barrows) de Mary Ann Shaffer

 

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2 Replies to “\ma.lad.ʁɛs\”

  1. Et quand on se casse le même petit orteil à la veille des vacances à 2 ans d’intervalle… c’est de la maladresse ou un complot inconscient ?!

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